Le 20 janv.
→ Veynes
· Cinéma Les Variétés - Quai des Arts - 2 Avenue des Martyrs
Quatrième long-métrage du Brésilien Kleber Mendonça Filho, réalisateur aujourd'hui bien identifié, L'Agent secret vaut le déplacement.
Réservation conseillée en ligne ou au 04 92 58 15 27 aux heures d'ouverture du Quai des arts
Bonjour à vous, spectateurs de Ciné mon Mardi, fidèles ou occasionnels, cinéphiles chevronnés ou amateurs avertis d'un cinéma de qualité,
L'équipe de Ciné mon Mardi vous souhaite une prodigieuse année 2026, riche de toutes sortes d'expériences humaines et bien sûr cinéphiles. Et en voici une excellente pour notre première séance de l'année : L'Agent secret.
Quatrième long-métrage du Brésilien Kleber Mendonça Filho, réalisateur aujourd'hui bien identifié, L'Agent secret vaut le déplacement.
Légitimement récompensé au dernier festival de Cannes avec le Prix de la mise en scène et celui de l'interprétation masculine pour la magnifique prestation de Wagner Moura, déjà une star grâce à la série Narcos,
L'Agent secret raconte une histoire de clandestinité au temps de la dictature de la junte militaire (1964-1985). En 1977, comme partout au Brésil, la dictature sévissait à Recife, capitale du Pernambouc dans la région du Nordeste, là où vivait le réalisateur alors qu'il était un enfant de neuf ans, là où se déroule le film.
Aller-retour entre le Brésil de cette époque et celui de ces dernières années, travail sur la mémoire, l'histoire individuelle et l'histoire collective, L'Agent secret a été écrit en France. Kleber Mendonça Filho s'y était exilé pendant les années Bolsonaro.
L'équipe de Ciné mon Mardi
Pour commencer
Brésil, 1977. Marcelo, la quarantaine, se sent poursuivi. C'est pourquoi il arrive à Récife, en plein Carnaval, où il va trouver refuge au sein d'un réseau clandestin et retrouver son jeune fils. Les sbires du régime seraient à ses trousses. Son parcours sera jalonné d'expériences révélant la société brésilienne de cette époque mais aussi une histoire intime et profondément humaine.
Allons plus loin
Après une ouverture composée d'archives du Brésil des années 70, le quatrième long-métrage du Brésilien Kleber Mendonça Filho enchaîne sur une scène marquante : au volant de sa Coccinelle, Marcelo s'arrête à une station-service pour faire le plein. Sous ses yeux, au sol, le cadavre en décomposition d'un voleur que les autorités tardent à enlever, malgré le signalement fait quelques jours auparavant par le pompiste.
Car nous sommes dans un pays où il est fréquent que des policiers flegmatiques tentent de vous extorquer quelques réals, où les portraits du président-dictateur ornent les murs des édifices publics, où toutes sortes de préjugés règnent, qu'ils soient racistes, sexistes, homophobes ou xénophobes.
Kleber Mendonça Filho, qui a vécu dans cette société alors qu'il était enfant, continue à travailler avec L'agent secret sur la préservation de la mémoire, la quête de la vérité, la vie face à la paranoïa et à l'oppression, des thèmes déjà traités dans ses films précédents. Marcelo est en fuite, peut-être est-il en danger ? Le spectateur le découvrira petit à petit, à l'occasion d'intrigues secondaires, mêlant la cruauté et le sang comme l'humour ou la sensualité, incarnées par de nombreux et éloquents personnages aussi variés que l'inspecteur Euclides, parfait flic ripou ; le fils de Marcelo, obsédé par Les dents de la mer ; Hans, dont on ne sait pas s'il est survivant juif de la Shoah ou ancien nazi ; ou encore la « jambe poilue », authentique légende urbaine.
Les mots du réalisateur
« Un critique américain m'a dit qu'il n'aimait pas mon film parce qu'il en trouvait le ton inconstant et décousu. Je lui ai répondu que les États-Unis actuels, et le monde en général, me semblaient bien plus inconstants et décousus que n'importe quel film. Je ne fais pas de films pour ranger le monde et les personnes qui le peuplent dans des petites cases, ce n'est pas le genre de film que j'aime. Je préfère faire un film chaotique, dont la logique est humaine, qu'un film bien organisé et dénué d'humanité. »
L'Agent secret est une œuvre foisonnante, réservant au coin de chaque plan une surprise, composant ouvertement avec le cinéma de genre. Mais le rythme du film est aussi celui d'un cinéma d'auteur, qui préfère toujours le pas de côté à l'efficacité, la digression à la scène explicative.
Tout en militant pour la transmission de l'Histoire d'un pays qui, dans ses périodes les plus sombres, a fait disparaître jusqu'aux traces de l'existence de nombre de citoyens assassinés, L'agent secret est aussi l'histoire d'un père qui aime son fils et se bat pour ne pas être séparé de lui. Marcelo pense avoir entre les mains un télégramme politique, l'ouvre et y trouve une écriture d'enfant au message aussi important : « Passe une bonne journée, Papa ».
L'équipe de Ciné mon Mardi vous souhaite une prodigieuse année 2026, riche de toutes sortes d'expériences humaines et bien sûr cinéphiles. Et en voici une excellente pour notre première séance de l'année : L'Agent secret.
Quatrième long-métrage du Brésilien Kleber Mendonça Filho, réalisateur aujourd'hui bien identifié, L'Agent secret vaut le déplacement.
Légitimement récompensé au dernier festival de Cannes avec le Prix de la mise en scène et celui de l'interprétation masculine pour la magnifique prestation de Wagner Moura, déjà une star grâce à la série Narcos,
L'Agent secret raconte une histoire de clandestinité au temps de la dictature de la junte militaire (1964-1985). En 1977, comme partout au Brésil, la dictature sévissait à Recife, capitale du Pernambouc dans la région du Nordeste, là où vivait le réalisateur alors qu'il était un enfant de neuf ans, là où se déroule le film.
Aller-retour entre le Brésil de cette époque et celui de ces dernières années, travail sur la mémoire, l'histoire individuelle et l'histoire collective, L'Agent secret a été écrit en France. Kleber Mendonça Filho s'y était exilé pendant les années Bolsonaro.
L'équipe de Ciné mon Mardi
Pour commencer
Brésil, 1977. Marcelo, la quarantaine, se sent poursuivi. C'est pourquoi il arrive à Récife, en plein Carnaval, où il va trouver refuge au sein d'un réseau clandestin et retrouver son jeune fils. Les sbires du régime seraient à ses trousses. Son parcours sera jalonné d'expériences révélant la société brésilienne de cette époque mais aussi une histoire intime et profondément humaine.
Allons plus loin
Après une ouverture composée d'archives du Brésil des années 70, le quatrième long-métrage du Brésilien Kleber Mendonça Filho enchaîne sur une scène marquante : au volant de sa Coccinelle, Marcelo s'arrête à une station-service pour faire le plein. Sous ses yeux, au sol, le cadavre en décomposition d'un voleur que les autorités tardent à enlever, malgré le signalement fait quelques jours auparavant par le pompiste.
Car nous sommes dans un pays où il est fréquent que des policiers flegmatiques tentent de vous extorquer quelques réals, où les portraits du président-dictateur ornent les murs des édifices publics, où toutes sortes de préjugés règnent, qu'ils soient racistes, sexistes, homophobes ou xénophobes.
Kleber Mendonça Filho, qui a vécu dans cette société alors qu'il était enfant, continue à travailler avec L'agent secret sur la préservation de la mémoire, la quête de la vérité, la vie face à la paranoïa et à l'oppression, des thèmes déjà traités dans ses films précédents. Marcelo est en fuite, peut-être est-il en danger ? Le spectateur le découvrira petit à petit, à l'occasion d'intrigues secondaires, mêlant la cruauté et le sang comme l'humour ou la sensualité, incarnées par de nombreux et éloquents personnages aussi variés que l'inspecteur Euclides, parfait flic ripou ; le fils de Marcelo, obsédé par Les dents de la mer ; Hans, dont on ne sait pas s'il est survivant juif de la Shoah ou ancien nazi ; ou encore la « jambe poilue », authentique légende urbaine.
Les mots du réalisateur
« Un critique américain m'a dit qu'il n'aimait pas mon film parce qu'il en trouvait le ton inconstant et décousu. Je lui ai répondu que les États-Unis actuels, et le monde en général, me semblaient bien plus inconstants et décousus que n'importe quel film. Je ne fais pas de films pour ranger le monde et les personnes qui le peuplent dans des petites cases, ce n'est pas le genre de film que j'aime. Je préfère faire un film chaotique, dont la logique est humaine, qu'un film bien organisé et dénué d'humanité. »
L'Agent secret est une œuvre foisonnante, réservant au coin de chaque plan une surprise, composant ouvertement avec le cinéma de genre. Mais le rythme du film est aussi celui d'un cinéma d'auteur, qui préfère toujours le pas de côté à l'efficacité, la digression à la scène explicative.
Tout en militant pour la transmission de l'Histoire d'un pays qui, dans ses périodes les plus sombres, a fait disparaître jusqu'aux traces de l'existence de nombre de citoyens assassinés, L'agent secret est aussi l'histoire d'un père qui aime son fils et se bat pour ne pas être séparé de lui. Marcelo pense avoir entre les mains un télégramme politique, l'ouvre et y trouve une écriture d'enfant au message aussi important : « Passe une bonne journée, Papa ».
Plein tarif : 5,50€
Tarif réduit : 3,50 € (Étudiants, chômeurs, moins de 16 ans)
Carte abonnement 10 places: 50 €.
Tarif réduit : 3,50 € (Étudiants, chômeurs, moins de 16 ans)
Carte abonnement 10 places: 50 €.
Modes Paiement
Chèque, EspècesGratuit
NonComplement
Plein tarif : 5,50€Tarif réduit : 3,50 € (Étudiants, chômeurs, moins de 16 ans)
Carte abonnement 10 places: 50 €
Mardi 20 janvier 2026 à partir de 20h30.








