Le 22 oct.
→ Veynes
· Quai des arts, 2 avenue des Martyrs
Filmer l'enfance pour Dumont, c'est filmer un lieu aux couleurs et aux sons saturés, aussi perçants qu'enveloppants, c'est filmer un débordement d'effets, comme on est débordé alors par toutes nos impressions extérieures et nos émotions conjuguées.
Bonjour à vous, spectateurs de Ciné mon Mardi, fidèles ou occasionnels, cinéphiles chevronnés ou amateurs avertis d'un cinéma de qualité,
« Quand vous voyez les enfants dans le cinéma français, ce sont des gravures de mode… Ils parlent vachement bien, quand ils disent un truc, c'est hyper réfléchi… C'est ridicule ! Mais c'est ça le cinéma d'aujourd'hui. Ce qu'ils veulent : un truc lisse, conformé et qui donne une belle image. »
Ces quelques mots de Bruno Dumont, extraits d'un entretien qu'il donnait à Tsounami, à Cannes où était présenté Les roches rouges, réaffirment bien, si c'était encore nécessaire, la démarche du réalisateur qui a toujours fui les sentiers battus.
Dans Les roches rouges, les enfants font des trucs d'enfants qu'on ne voit pas ailleurs. Bruno Dumont ne leur a pas demandé d'interpréter un rôle figé, ils incarnent une enfance insouciante, libre et sauvage, à l'écart des adultes et du pouvoir qu'ils n'ont pas encore complètement sur leur monde.
Les roches rouges est un film poétique, audacieux et malicieux.
Pour commencer
Sur la Côte d'Azur, deux bandes de jeunes enfants s'affrontent à leur jeu favori : sauter depuis les rochers rouges. Géo, 5 ans, découvre le temps d'un été un monde où l'amitié se mêle à la rivalité et où les premiers élans du cœur deviennent source de tensions.
Allons plus loin
« Si on ouvrait les gens, on y trouverait un paysage ». C'est par cette phrase empruntée à Agnès Varda que la critique Ava Cahen (Frenchmania) qualifie Les roches rouges, le petit dernier de Bruno Dumont plus connu pour filmer les Flandres. Bruno Dumont a toujours été intéressé par la confrontation des corps et des paysages – ceux du nord de la France, dont il est originaire, pour commencer, et qu'il a beaucoup filmés. Dans ce nouveau long-métrage présenté à la Quinzaine des cinéastes à Cannes, le réalisateur nous emmène à l'opposé – et à hauteur d'enfants… Les roches rouges du titre, ce sont celles d'un petit village de la côte varoise, que Géo et sa bande de copains arpentent du matin au soir, en prenant bien soin de rester à l'écart du monde des adultes.
Filmer l'enfance pour Dumont, c'est d'abord filmer un lieu aux couleurs et aux sons saturés, aussi perçants qu'enveloppants, c'est d'abord filmer un débordement d'effets, comme on est débordé alors par toutes nos impressions extérieures et nos émotions conjuguées.
Et puis c'est laisser advenir devant la caméra les tics, les gestes brusques, les rires intempestifs, les jeux erratiques, les étreintes sans calcul, les rêves éveillés, qui forment la matière cinétique de l'enfance. Autrement dit, c'est filmer le monde comme un grand frémissement de sensations.
Outre la sensation, c'est aussi – techniquement – filmer avec des enfants très jeunes, à leur hauteur, avec tous les défis mystérieux et l'heureuse spontanéité qui en découlent.
Comment a-t-il réalisé – au sens courant et cinématographique du terme – cette prouesse ?
« Être acteur, c'est un truc d'enfant », nous affirme le réalisateur.
À voir… au cinéma !
PMS
D'après France Culture, Le Mag Ciné, Le Monde, Tsounami.
*Si le site de la Mairie ne fonctionne pas, faites votre réservation par mail.
cine.veynes@orange.fr
Vous recevrez une confirmation.
« Quand vous voyez les enfants dans le cinéma français, ce sont des gravures de mode… Ils parlent vachement bien, quand ils disent un truc, c'est hyper réfléchi… C'est ridicule ! Mais c'est ça le cinéma d'aujourd'hui. Ce qu'ils veulent : un truc lisse, conformé et qui donne une belle image. »
Ces quelques mots de Bruno Dumont, extraits d'un entretien qu'il donnait à Tsounami, à Cannes où était présenté Les roches rouges, réaffirment bien, si c'était encore nécessaire, la démarche du réalisateur qui a toujours fui les sentiers battus.
Dans Les roches rouges, les enfants font des trucs d'enfants qu'on ne voit pas ailleurs. Bruno Dumont ne leur a pas demandé d'interpréter un rôle figé, ils incarnent une enfance insouciante, libre et sauvage, à l'écart des adultes et du pouvoir qu'ils n'ont pas encore complètement sur leur monde.
Les roches rouges est un film poétique, audacieux et malicieux.
Pour commencer
Sur la Côte d'Azur, deux bandes de jeunes enfants s'affrontent à leur jeu favori : sauter depuis les rochers rouges. Géo, 5 ans, découvre le temps d'un été un monde où l'amitié se mêle à la rivalité et où les premiers élans du cœur deviennent source de tensions.
Allons plus loin
« Si on ouvrait les gens, on y trouverait un paysage ». C'est par cette phrase empruntée à Agnès Varda que la critique Ava Cahen (Frenchmania) qualifie Les roches rouges, le petit dernier de Bruno Dumont plus connu pour filmer les Flandres. Bruno Dumont a toujours été intéressé par la confrontation des corps et des paysages – ceux du nord de la France, dont il est originaire, pour commencer, et qu'il a beaucoup filmés. Dans ce nouveau long-métrage présenté à la Quinzaine des cinéastes à Cannes, le réalisateur nous emmène à l'opposé – et à hauteur d'enfants… Les roches rouges du titre, ce sont celles d'un petit village de la côte varoise, que Géo et sa bande de copains arpentent du matin au soir, en prenant bien soin de rester à l'écart du monde des adultes.
Filmer l'enfance pour Dumont, c'est d'abord filmer un lieu aux couleurs et aux sons saturés, aussi perçants qu'enveloppants, c'est d'abord filmer un débordement d'effets, comme on est débordé alors par toutes nos impressions extérieures et nos émotions conjuguées.
Et puis c'est laisser advenir devant la caméra les tics, les gestes brusques, les rires intempestifs, les jeux erratiques, les étreintes sans calcul, les rêves éveillés, qui forment la matière cinétique de l'enfance. Autrement dit, c'est filmer le monde comme un grand frémissement de sensations.
Outre la sensation, c'est aussi – techniquement – filmer avec des enfants très jeunes, à leur hauteur, avec tous les défis mystérieux et l'heureuse spontanéité qui en découlent.
Comment a-t-il réalisé – au sens courant et cinématographique du terme – cette prouesse ?
« Être acteur, c'est un truc d'enfant », nous affirme le réalisateur.
À voir… au cinéma !
PMS
D'après France Culture, Le Mag Ciné, Le Monde, Tsounami.
*Si le site de la Mairie ne fonctionne pas, faites votre réservation par mail.
cine.veynes@orange.fr
Vous recevrez une confirmation.
Plein tarif : 5 €
Tarif réduit : 3,50 € (étudiants, chômeurs, moins de 16 ans)
Cotisation annuelle à l'association Ciné mon Mardi : montant libre et conscient, à partir de 10€
Tarif réduit : 3,50 € (étudiants, chômeurs, moins de 16 ans)
Cotisation annuelle à l'association Ciné mon Mardi : montant libre et conscient, à partir de 10€
Gratuit
Non
Jeudi 22 octobre 2026 à partir de 19h30.






