Le 11 juin
→ Veynes
· Quai des arts, 2 avenue des Martyrs
Le film « Ojos de agua » dénonce la privatisation de l'eau au Chili héritée de Pinochet. Découvrez Ivanna, une constituante indigène, et Alejo, un paysan, qui se battent pour que l'accès à l'eau devienne un droit et que sa distribution soit plus équitable
Bonjour à vous, spectateurs de Ciné mon Mardi, fidèles ou occasionnels, cinéphiles chevronnés ou amateurs avertis d'un cinéma de qualité,
Méga-bassines, accès à l'eau, sécheresse, pénurie, dérèglement climatique, pollutions, ... les problématiques liées à un élément qui conditionne la Vie depuis toujours relèvent désormais de l'urgence. Partout dans le monde, on tire la sonnette d'alarme, on s'indigne de situations qui offensent la justice et le bon sens et on essaie de trouver des solutions.
Au Chili, l'eau fait l'objet d'une mainmise de quelques-uns au détriment de beaucoup, instituée sous la dictature de Pinochet, contre laquelle une lutte s'est organisée. Pour en rendre compte, Marcelo Lara, réalisateur chilien, et Marion Esnault, journaliste française correspondante au Chili, ont uni leurs compétences et leur engagement pour réaliser Ojos de agua, libérer les eaux du Chili. Ils présenteront leur film et répondront à vos questions lors de la prochaine séance de Ciné mon Mardi.
PSM
Pour commencer
Au Chili, la sécheresse sévit depuis 15 ans. Mais l'eau manque à certains Chiliens plus qu'à d'autres. En cause, sa privatisation au profit de l'agro-industrie et des mines, inscrite dans la Constitution de Pinochet et son modèle néolibéral. La révolte sociale de 2019 a ouvert la voie à un processus pour une nouvelle constitution. Ivanna, une constituante indigène, et Alejo, un paysan, se battent pour que l'accès à l'eau devienne un droit et que sa distribution soit plus équitable.
Allons plus loin
Au Chili, l'eau est une marchandise qui s'achète, se vend et se loue. Hérité de la constitution de 1980 promulguée sous la dictature de Pinochet, ce modèle concède la majorité des droits de propriété sur l'eau aux agro-exportateurs et aux compagnies minières. La révolte sociale de 2019 a ouvert la voie à un processus sans précédent : 155 personnes ont été élues pour rédiger une nouvelle constitution. « Libérer les eaux ! » était l'une des revendications phares de la mobilisation.
Parmi les constituants, Ivanna milite depuis l'enfance contre la monopolisation de l'eau de sa vallée par une des plus grandes mines de cuivre du Chili. En septembre 2022, le rejet par référendum de cette constitution est un choc. Ivanna décide alors de s'engager à l'échelle locale. Dans son combat, elle a un solide allié : Alejo, paysan qui perd ses récoltes par manque d'eau alors que ses voisins de l'agro-industrie irriguent abondamment leurs fruits destinés à l'exportation grâce aux méga-bassines.
Les mots des réalisateurs
Marcelo Lara : « Depuis une dizaine d'années, je suis stupéfait d'observer que le fleuve où j'allais me baigner quand j'étais enfant n'est aujourd'hui qu'un mince filet d'eau. Les coupables principaux, ce sont les grandes exploitations agricoles qui se sont installées dans la vallée et qui exportent 80% de leurs produits à l'étranger. Des milliers de villageois reçoivent l'eau potable par camion-citerne toute l'année, et en face de chez eux, les grands agriculteurs arrosent leurs plantations verdoyantes d'avocats. C'est révoltant. Le Chili, comme beaucoup d'autres pays, détruit ses campagnes et exporte son eau qui se fait de plus en plus rare. »
Marion Esnault : « Les principaux propriétaires de l'eau sont les agriculteurs qui soutiennent le modèle d'exportation agricole. Pour venir en aide à ce modèle agricole très consommateur en eau, le Chili a installé il y a vingt ans des bassines pour stocker l'eau. Et aujourd'hui, les fleuves et les nappes phréatiques sont à sec. C'est le chemin que veut prendre la France, et d'autres pays agricoles, mais notre film montre que c'est un mauvais exemple à ne surtout pas suivre. »
Pendant quatre ans (2021 – 2024), Marion Esnault et Marcelo Lara ont suivi Ivanna et Alejo, tous deux engagés à l'échelle locale, au sein de leur communauté autochtone Diaguita. Depuis les pénuries d'eau potable et l'apparition des premiers camions citernes, il dirigent les comités de l'eau, qui gèrent la répartition de l'eau dans la vallée.
Marcelo et Marion : « Nous revenons sur ce qui s'est passé depuis les espoirs déçus de 2019, jusqu'aux stratégies de lutte actuelles, pragmatiques, déployées par la population. Celles des petits agriculteurs, des villageois et des communautés indigènes, les plus durement touchés par la privatisation de l'eau et la sécheresse qui sévit dans leurs vallées. La situation au Chili est un cas emblématique des problèmes environnementaux qui touchent ou toucheront concrètement les populations de très nombreux pays. Le combat de nos protagonistes, et leur conception de la nature, sont des inspirations pour les défis à relever dans le monde entier. »
Ojos de agua fait partie des 10 films en compétition au FIFES, le Festival du film écologique et social, Cannes 24-31/05/2026
D'après le dossier de presse
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Association Ciné mon Mardi
Désormais constituée en association, Ciné mon Mardi vous propose toujours des films d'auteurs, fictions et documentaires, choisis dans le patrimoine ou l'actualité du Septième Art, des ciné-débats et autres occasions de cinéphilie.
Nous tiendrons notre première assemblée générale courant 2026 et ce sera une occasion de mieux nous rencontrer. D'ici là, nous privilégions l'objectif, avec votre aide, d'inviter plus fréquemment des professionnels, critiques ou théoriciens du cinéma, aussi bien que des experts d'une thématique liée à un film.
À cette fin, nous vous invitons à apporter votre soutien en devenant membres de Ciné mon Mardi. La cotisation pour l'année 2026 est à montant lbre et conscient à partir de 10€. L'adhésion pourra se faire bientôt en ligne mais vous pouvez d'ores et déjà adhérer en prenant contact lors des projections ou en écrivant à cinemonmardi@gmail.com
Méga-bassines, accès à l'eau, sécheresse, pénurie, dérèglement climatique, pollutions, ... les problématiques liées à un élément qui conditionne la Vie depuis toujours relèvent désormais de l'urgence. Partout dans le monde, on tire la sonnette d'alarme, on s'indigne de situations qui offensent la justice et le bon sens et on essaie de trouver des solutions.
Au Chili, l'eau fait l'objet d'une mainmise de quelques-uns au détriment de beaucoup, instituée sous la dictature de Pinochet, contre laquelle une lutte s'est organisée. Pour en rendre compte, Marcelo Lara, réalisateur chilien, et Marion Esnault, journaliste française correspondante au Chili, ont uni leurs compétences et leur engagement pour réaliser Ojos de agua, libérer les eaux du Chili. Ils présenteront leur film et répondront à vos questions lors de la prochaine séance de Ciné mon Mardi.
PSM
Pour commencer
Au Chili, la sécheresse sévit depuis 15 ans. Mais l'eau manque à certains Chiliens plus qu'à d'autres. En cause, sa privatisation au profit de l'agro-industrie et des mines, inscrite dans la Constitution de Pinochet et son modèle néolibéral. La révolte sociale de 2019 a ouvert la voie à un processus pour une nouvelle constitution. Ivanna, une constituante indigène, et Alejo, un paysan, se battent pour que l'accès à l'eau devienne un droit et que sa distribution soit plus équitable.
Allons plus loin
Au Chili, l'eau est une marchandise qui s'achète, se vend et se loue. Hérité de la constitution de 1980 promulguée sous la dictature de Pinochet, ce modèle concède la majorité des droits de propriété sur l'eau aux agro-exportateurs et aux compagnies minières. La révolte sociale de 2019 a ouvert la voie à un processus sans précédent : 155 personnes ont été élues pour rédiger une nouvelle constitution. « Libérer les eaux ! » était l'une des revendications phares de la mobilisation.
Parmi les constituants, Ivanna milite depuis l'enfance contre la monopolisation de l'eau de sa vallée par une des plus grandes mines de cuivre du Chili. En septembre 2022, le rejet par référendum de cette constitution est un choc. Ivanna décide alors de s'engager à l'échelle locale. Dans son combat, elle a un solide allié : Alejo, paysan qui perd ses récoltes par manque d'eau alors que ses voisins de l'agro-industrie irriguent abondamment leurs fruits destinés à l'exportation grâce aux méga-bassines.
Les mots des réalisateurs
Marcelo Lara : « Depuis une dizaine d'années, je suis stupéfait d'observer que le fleuve où j'allais me baigner quand j'étais enfant n'est aujourd'hui qu'un mince filet d'eau. Les coupables principaux, ce sont les grandes exploitations agricoles qui se sont installées dans la vallée et qui exportent 80% de leurs produits à l'étranger. Des milliers de villageois reçoivent l'eau potable par camion-citerne toute l'année, et en face de chez eux, les grands agriculteurs arrosent leurs plantations verdoyantes d'avocats. C'est révoltant. Le Chili, comme beaucoup d'autres pays, détruit ses campagnes et exporte son eau qui se fait de plus en plus rare. »
Marion Esnault : « Les principaux propriétaires de l'eau sont les agriculteurs qui soutiennent le modèle d'exportation agricole. Pour venir en aide à ce modèle agricole très consommateur en eau, le Chili a installé il y a vingt ans des bassines pour stocker l'eau. Et aujourd'hui, les fleuves et les nappes phréatiques sont à sec. C'est le chemin que veut prendre la France, et d'autres pays agricoles, mais notre film montre que c'est un mauvais exemple à ne surtout pas suivre. »
Pendant quatre ans (2021 – 2024), Marion Esnault et Marcelo Lara ont suivi Ivanna et Alejo, tous deux engagés à l'échelle locale, au sein de leur communauté autochtone Diaguita. Depuis les pénuries d'eau potable et l'apparition des premiers camions citernes, il dirigent les comités de l'eau, qui gèrent la répartition de l'eau dans la vallée.
Marcelo et Marion : « Nous revenons sur ce qui s'est passé depuis les espoirs déçus de 2019, jusqu'aux stratégies de lutte actuelles, pragmatiques, déployées par la population. Celles des petits agriculteurs, des villageois et des communautés indigènes, les plus durement touchés par la privatisation de l'eau et la sécheresse qui sévit dans leurs vallées. La situation au Chili est un cas emblématique des problèmes environnementaux qui touchent ou toucheront concrètement les populations de très nombreux pays. Le combat de nos protagonistes, et leur conception de la nature, sont des inspirations pour les défis à relever dans le monde entier. »
Ojos de agua fait partie des 10 films en compétition au FIFES, le Festival du film écologique et social, Cannes 24-31/05/2026
D'après le dossier de presse
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Association Ciné mon Mardi
Désormais constituée en association, Ciné mon Mardi vous propose toujours des films d'auteurs, fictions et documentaires, choisis dans le patrimoine ou l'actualité du Septième Art, des ciné-débats et autres occasions de cinéphilie.
Nous tiendrons notre première assemblée générale courant 2026 et ce sera une occasion de mieux nous rencontrer. D'ici là, nous privilégions l'objectif, avec votre aide, d'inviter plus fréquemment des professionnels, critiques ou théoriciens du cinéma, aussi bien que des experts d'une thématique liée à un film.
À cette fin, nous vous invitons à apporter votre soutien en devenant membres de Ciné mon Mardi. La cotisation pour l'année 2026 est à montant lbre et conscient à partir de 10€. L'adhésion pourra se faire bientôt en ligne mais vous pouvez d'ores et déjà adhérer en prenant contact lors des projections ou en écrivant à cinemonmardi@gmail.com
Plein tarif : 5 €
Tarif réduit : 3,50 € (étudiants, chômeurs, moins de 16 ans)
Cotisation annuelle à l'association Ciné mon Mardi : montant libre et conscient, à partir de 10€
Tarif réduit : 3,50 € (étudiants, chômeurs, moins de 16 ans)
Cotisation annuelle à l'association Ciné mon Mardi : montant libre et conscient, à partir de 10€
Gratuit
Non
Jeudi 11 juin 2026 à partir de 20h30.











