Le 23 juin
→ Veynes
· Quai des arts, 2 avenue des Martyrs
Succès du cinéma coréen, The World of Love suit le parcours de Joo-in, une adolescente pleine de vie qui choisit de se reconstruire après une épreuve douloureuse. Un film lumineux qui fait coexister des sujets sociaux lourds avec légèreté et tenderesse.
Bonjour à vous, spectateurs de Ciné mon Mardi, fidèles ou occasionnels, cinéphiles chevronnés ou amateurs avertis d'un cinéma de qualité,
The world of love a été, avec 200 000 entrées en Corée, un très gros succès dans son pays d'origine pour un film indépendant. Répondait-il à une demande, une attente ? En Asie du sud-est comme partout sur la planète, les abus sexuels deviennent à juste titre un sujet évident.
Forte de l'expérience de plusieurs films sur l'enfance et l'adolescence, la réalisatrice Yoon Ga-eun porte ici un regard juste et délicat sur une victime d'abus sexuels qu'elle refuse de réduire à son traumatisme, pour s'attacher à sa capacité à se reconstruire.
Sans pathos, et même avec de l'humour, The world of love a été qualifié de chef d'œuvre par Bong Joon-ho, le réalisateur coréen de Parasite, palme d'or 2020.
PSM
Pour commencer
Joo-in est une lycéenne espiègle et appréciée de tous. Un jour, un camarade de classe lance une pétition que tous les élèves signent, sauf elle. Son monde, en apparence paisible et insouciant, dissimule un passé douloureux auquel Joo-in est alors contrainte de faire face. Mais loin de se laisser enfermer, elle choisit d'avancer et de se réinventer.
Allons plus loin
Joo-in va bien, merci. À vrai dire, si on lui posait la question elle nous répondrait sans doute avec de grands yeux interloqués tant ses journées filent sur de sympathiques roulettes. Elle est l'irrésistible clown de la classe, une fille qui n'a pas besoin qu'on lui demande pour aider à la maison, une grande sœur malicieuse, une fille qui aime embrasser les garçons et semble apparemment décoincée, une enfant et une ado à la fois…
Dans ses deux précédents films, la réalisatrice sud-coréenne Yoon Ga-eun posait déjà un regard sensible sur les trajectoires de deux jeunes filles dont le monde se fissurait lentement après une rupture brutale — amicale dans The World of Us (2016), familiale dans The House of Us (2019).
Dans The World of Love, son premier film à connaître une distribution en France, elle poursuit son examen du microcosme de l'enfance et de l'adolescence en suivant Joo-in, une ado pleine de vie, dont l'entente avec ses camarades vole en éclat quand elle refuse de signer la pétition de l'un d'entre eux.
Remarquable est la capacité du film à faire coexister des sujets sociaux lourds (alcoolisme, violences sexuelles, négligence parentale) avec une légèreté de ton qui ne neutralise pas pour autant leur dureté. Le récit compose une mosaïque de générations (enfants, adolescents, adultes, personnes âgées) pour mieux observer la manière dont le traumatisme se dépose et se transforme avec le temps, comment il persiste dans le corps, se dissimule dans les interactions sociales ou affleure dans les comportements.
Sans jamais nous placer dans des situations éprouvantes, la réalisatrice fait harmonieusement évoluer le film du charme à la gravité, épousant ainsi la complexité du sujet, en donnant de plus en plus de profondeur à sa protagoniste. Comme l'indique le titre du film, c'est avant tout un sentiment de chaleur qui plane au-dessus de The World of Love, et sans aucune naïveté.
D'après Le Polyester, Trois Couleurs et Critikat.
Le mot des cinémas
« Dans un monde où nous n'avons plus que jamais besoin d'amour, The World of Love en diffuse à en pleuvoir et à en pleurer ! […] Quelle leçon de vie nous apportent cette jeune adolescente et la réalisatrice sud-coréenne par le biais de son actrice ! Le film traite avec luminosité la thématique de l'amour : l'amour de la famille mais surtout l'amour de soi, parce que finalement, apprendre à s'aimer c'est refuser d'être une victime et d'être le sexe faible. The World of Love vous donnera le droit de pleurer, l'envie de vivre, de briller, et peut-être de crier à plein poumon sous les rouleaux du lavage automatique… »
Sabrina Askelou – programmatrice au Méliès de Saint-Étienne
The world of love a été, avec 200 000 entrées en Corée, un très gros succès dans son pays d'origine pour un film indépendant. Répondait-il à une demande, une attente ? En Asie du sud-est comme partout sur la planète, les abus sexuels deviennent à juste titre un sujet évident.
Forte de l'expérience de plusieurs films sur l'enfance et l'adolescence, la réalisatrice Yoon Ga-eun porte ici un regard juste et délicat sur une victime d'abus sexuels qu'elle refuse de réduire à son traumatisme, pour s'attacher à sa capacité à se reconstruire.
Sans pathos, et même avec de l'humour, The world of love a été qualifié de chef d'œuvre par Bong Joon-ho, le réalisateur coréen de Parasite, palme d'or 2020.
PSM
Pour commencer
Joo-in est une lycéenne espiègle et appréciée de tous. Un jour, un camarade de classe lance une pétition que tous les élèves signent, sauf elle. Son monde, en apparence paisible et insouciant, dissimule un passé douloureux auquel Joo-in est alors contrainte de faire face. Mais loin de se laisser enfermer, elle choisit d'avancer et de se réinventer.
Allons plus loin
Joo-in va bien, merci. À vrai dire, si on lui posait la question elle nous répondrait sans doute avec de grands yeux interloqués tant ses journées filent sur de sympathiques roulettes. Elle est l'irrésistible clown de la classe, une fille qui n'a pas besoin qu'on lui demande pour aider à la maison, une grande sœur malicieuse, une fille qui aime embrasser les garçons et semble apparemment décoincée, une enfant et une ado à la fois…
Dans ses deux précédents films, la réalisatrice sud-coréenne Yoon Ga-eun posait déjà un regard sensible sur les trajectoires de deux jeunes filles dont le monde se fissurait lentement après une rupture brutale — amicale dans The World of Us (2016), familiale dans The House of Us (2019).
Dans The World of Love, son premier film à connaître une distribution en France, elle poursuit son examen du microcosme de l'enfance et de l'adolescence en suivant Joo-in, une ado pleine de vie, dont l'entente avec ses camarades vole en éclat quand elle refuse de signer la pétition de l'un d'entre eux.
Remarquable est la capacité du film à faire coexister des sujets sociaux lourds (alcoolisme, violences sexuelles, négligence parentale) avec une légèreté de ton qui ne neutralise pas pour autant leur dureté. Le récit compose une mosaïque de générations (enfants, adolescents, adultes, personnes âgées) pour mieux observer la manière dont le traumatisme se dépose et se transforme avec le temps, comment il persiste dans le corps, se dissimule dans les interactions sociales ou affleure dans les comportements.
Sans jamais nous placer dans des situations éprouvantes, la réalisatrice fait harmonieusement évoluer le film du charme à la gravité, épousant ainsi la complexité du sujet, en donnant de plus en plus de profondeur à sa protagoniste. Comme l'indique le titre du film, c'est avant tout un sentiment de chaleur qui plane au-dessus de The World of Love, et sans aucune naïveté.
D'après Le Polyester, Trois Couleurs et Critikat.
Le mot des cinémas
« Dans un monde où nous n'avons plus que jamais besoin d'amour, The World of Love en diffuse à en pleuvoir et à en pleurer ! […] Quelle leçon de vie nous apportent cette jeune adolescente et la réalisatrice sud-coréenne par le biais de son actrice ! Le film traite avec luminosité la thématique de l'amour : l'amour de la famille mais surtout l'amour de soi, parce que finalement, apprendre à s'aimer c'est refuser d'être une victime et d'être le sexe faible. The World of Love vous donnera le droit de pleurer, l'envie de vivre, de briller, et peut-être de crier à plein poumon sous les rouleaux du lavage automatique… »
Sabrina Askelou – programmatrice au Méliès de Saint-Étienne
Plein tarif : 5 €
Tarif réduit : 3,50 € (étudiants, chômeurs, moins de 16 ans)
Cotisation annuelle à l'association Ciné mon Mardi : montant libre et conscient, à partir de 10€
Tarif réduit : 3,50 € (étudiants, chômeurs, moins de 16 ans)
Cotisation annuelle à l'association Ciné mon Mardi : montant libre et conscient, à partir de 10€
Gratuit
Non
Mardi 23 juin 2026 à partir de 20h30.








