Le 09 déc.
→ Veynes
· Cinéma Les Variétés - Quai des Arts - 2 Avenue des Martyrs
Un film de Bo Widerberg
Présentation du film et échanges après la projection
Réservation conseillée en ligne
Mais vous pouvez aussi appeler le 04 92 58 15 27 aux heures d'ouverture du Quai des arts.
Bonjour à vous, spectateurs de Ciné mon Mardi, fidèles ou occasionnels, cinéphiles chevronnés ou amateurs avertis d'un cinéma de qualité,
Elvira Madigan ou – pourrait-on annoncer – quand un amour fou ne peut s'épanouir à cause d'une société où la morale est trop rigide, que la fuite devient l'unique perspective, la traque policière inévitable.
La tragique et authentique histoire d'Elvira Madigan et de Sixten Sparre, ce couple d'un autre siècle qui a choisi de vivre un rêve plutôt que de subir la réalité, a défrayé la chronique de l'époque, marqué les esprits jusque de nos jours et fait l'objet de trois films en Suède.
Bo Widerberg en a tiré une œuvre sensuelle et romantique, un hymne panthéiste, une ode à la liberté. Les émotions sont captées dans leur intensité au plus près des visages, la nature printanière et luxuriante traitée sur un registre impressionniste. Le film propose une immersion sensorielle, visuelle et sonore à qui veut bien s'y essayer.
« Je voulais que le public sente l'odeur de ce pain », déclarait Widerberg au New York Times en 1969.
PSM
Pour commencer
1889. Le jeune comte Sixten Sparre, lieutenant de l'armée suédoise, déserte pour s'enfuir avec une danseuse de corde, la belle Elvira Madigan. Un amour fou les enflamme et chacun abandonne ses devoirs, elle le cirque, ses amis et son public, lui, l'armée, sa femme et ses enfants. Dans la campagne danoise, ils vivent un bonheur intense. Mais l'ivresse de ce bel été fait place aux vents froids de l'automne...
Allons plus loin
Elvira Madigan avait vingt et un ans, lui trente-cinq. L'histoire d'amour entre la jeune funambule danoise et le comte Sixten Sparre, officier de l'armée suédoise, est un fait historique. On en a écrit des chansons, on a pleuré sur leur sort, leur tombe est devenue un lieu de pèlerinage. Aujourd'hui encore en Suède, le couple fait figure de Bonnie et Clyde nationaux.
D'un fait divers, Bo Widerberg tire un Roméo et Juliette suédois, fugue enchantée et hédoniste de deux êtres, fous d'amour à en fuir le reste du monde.
La campagne, l'été. Des herbes, des blés gorgés de soleil se balancent dans une lumière dorée. Les cheveux d'Elvira sont blonds eux aussi, brillants dans la chaleur. Les amoureux tombent dans l'herbe, pareils à des fruits trop mûrs, roulent ensemble l'un contre l'autre, s'agacent tendrement, retrouvent un état proche de l'enfance. À pleines mains, ils mangent des fraises trempées dans de la crème, s'abandonnent dans un baiser impudique que l'on goûte et dévore, de même que l'on mange le fruit à même l'arbre et que l'on boit le vin... jusqu'à la lie.
Ayant abandonné tous leurs engagements envers une société qui ne peut comprendre l'intensité de leur passion, ils vivent avec frénésie, dans l'urgence, car de plus en plus souvent, le monde de contraintes dont ils ont su s'éclipser se rappelle à eux. Ils ne pourront bientôt plus s'y soustraire et l'ont d'ailleurs compris. Lors d'un repas joyeux, Elvira renverse du vin. Tous deux se figent, silencieux et fascinés par le rouge sur la nappe blanche, comme un signe annonciateur de leur destin.
LE RÉALISATEUR
Scénariste, réalisateur mais aussi romancier et critique de cinéma, Bo Widerberg était un admirateur de la Nouvelle Vague française. Sensible aux propositions esthétiques qui soufflaient dans les années 1960 à travers les cinématographies du monde entier, il fait de sa caméra un organe aussi mobile que l'est l'œil humain, filmant ici au plus près du monde sensible. Caméra à l'épaule, lumière naturelle, plans volés dans les champs, captés dans le souffle du vent ou l'ombre portée des feuillages, jamais la nature n'a semblé aussi complice d'un drame.
Si Elvira Madigan est d'abord un film romantique, Bo Widerberg n'est en rien détaché du monde. C'est plutôt un cinéaste engagé par ses convictions politiques, socialistes et humanistes (Ådalen 31 raconte une grève). La mixité sociale qu'incarne le couple amoureux – un aristocrate, une saltimbanque – sera empêchée par la menace d'une société qui les pourchasse et les condamne.
Mention spéciale à Pia Degermark, Prix d'interprétation féminine à Cannes, elle n'avait que seize ans lors du tournage.
Mention spéciale à Mozart pour son Concerto pour piano n° 21 dont la renommée s'est tellement accrue grâce au film que certains distributeurs de disques l'ont nommé Concerto Elvira Madigan.
Et mention toute spéciale à Jörgen Persson, alors jeune chef opérateur, déjà capable de transformer chaque scène en une composition picturale, tout en suscitant la sensualité de la caresse des hautes herbes, le contact d'une étoffe, le vent dans une chevelure.
PSM
D'après DVDClassik, Le Bleu du miroir, Àvoir Àlire, Culturopoing, Le Club de Mediapart et Actes Sud
Elvira Madigan ou – pourrait-on annoncer – quand un amour fou ne peut s'épanouir à cause d'une société où la morale est trop rigide, que la fuite devient l'unique perspective, la traque policière inévitable.
La tragique et authentique histoire d'Elvira Madigan et de Sixten Sparre, ce couple d'un autre siècle qui a choisi de vivre un rêve plutôt que de subir la réalité, a défrayé la chronique de l'époque, marqué les esprits jusque de nos jours et fait l'objet de trois films en Suède.
Bo Widerberg en a tiré une œuvre sensuelle et romantique, un hymne panthéiste, une ode à la liberté. Les émotions sont captées dans leur intensité au plus près des visages, la nature printanière et luxuriante traitée sur un registre impressionniste. Le film propose une immersion sensorielle, visuelle et sonore à qui veut bien s'y essayer.
« Je voulais que le public sente l'odeur de ce pain », déclarait Widerberg au New York Times en 1969.
PSM
Pour commencer
1889. Le jeune comte Sixten Sparre, lieutenant de l'armée suédoise, déserte pour s'enfuir avec une danseuse de corde, la belle Elvira Madigan. Un amour fou les enflamme et chacun abandonne ses devoirs, elle le cirque, ses amis et son public, lui, l'armée, sa femme et ses enfants. Dans la campagne danoise, ils vivent un bonheur intense. Mais l'ivresse de ce bel été fait place aux vents froids de l'automne...
Allons plus loin
Elvira Madigan avait vingt et un ans, lui trente-cinq. L'histoire d'amour entre la jeune funambule danoise et le comte Sixten Sparre, officier de l'armée suédoise, est un fait historique. On en a écrit des chansons, on a pleuré sur leur sort, leur tombe est devenue un lieu de pèlerinage. Aujourd'hui encore en Suède, le couple fait figure de Bonnie et Clyde nationaux.
D'un fait divers, Bo Widerberg tire un Roméo et Juliette suédois, fugue enchantée et hédoniste de deux êtres, fous d'amour à en fuir le reste du monde.
La campagne, l'été. Des herbes, des blés gorgés de soleil se balancent dans une lumière dorée. Les cheveux d'Elvira sont blonds eux aussi, brillants dans la chaleur. Les amoureux tombent dans l'herbe, pareils à des fruits trop mûrs, roulent ensemble l'un contre l'autre, s'agacent tendrement, retrouvent un état proche de l'enfance. À pleines mains, ils mangent des fraises trempées dans de la crème, s'abandonnent dans un baiser impudique que l'on goûte et dévore, de même que l'on mange le fruit à même l'arbre et que l'on boit le vin... jusqu'à la lie.
Ayant abandonné tous leurs engagements envers une société qui ne peut comprendre l'intensité de leur passion, ils vivent avec frénésie, dans l'urgence, car de plus en plus souvent, le monde de contraintes dont ils ont su s'éclipser se rappelle à eux. Ils ne pourront bientôt plus s'y soustraire et l'ont d'ailleurs compris. Lors d'un repas joyeux, Elvira renverse du vin. Tous deux se figent, silencieux et fascinés par le rouge sur la nappe blanche, comme un signe annonciateur de leur destin.
LE RÉALISATEUR
Scénariste, réalisateur mais aussi romancier et critique de cinéma, Bo Widerberg était un admirateur de la Nouvelle Vague française. Sensible aux propositions esthétiques qui soufflaient dans les années 1960 à travers les cinématographies du monde entier, il fait de sa caméra un organe aussi mobile que l'est l'œil humain, filmant ici au plus près du monde sensible. Caméra à l'épaule, lumière naturelle, plans volés dans les champs, captés dans le souffle du vent ou l'ombre portée des feuillages, jamais la nature n'a semblé aussi complice d'un drame.
Si Elvira Madigan est d'abord un film romantique, Bo Widerberg n'est en rien détaché du monde. C'est plutôt un cinéaste engagé par ses convictions politiques, socialistes et humanistes (Ådalen 31 raconte une grève). La mixité sociale qu'incarne le couple amoureux – un aristocrate, une saltimbanque – sera empêchée par la menace d'une société qui les pourchasse et les condamne.
Mention spéciale à Pia Degermark, Prix d'interprétation féminine à Cannes, elle n'avait que seize ans lors du tournage.
Mention spéciale à Mozart pour son Concerto pour piano n° 21 dont la renommée s'est tellement accrue grâce au film que certains distributeurs de disques l'ont nommé Concerto Elvira Madigan.
Et mention toute spéciale à Jörgen Persson, alors jeune chef opérateur, déjà capable de transformer chaque scène en une composition picturale, tout en suscitant la sensualité de la caresse des hautes herbes, le contact d'une étoffe, le vent dans une chevelure.
PSM
D'après DVDClassik, Le Bleu du miroir, Àvoir Àlire, Culturopoing, Le Club de Mediapart et Actes Sud
Plein tarif : 5,50€
Tarif réduit : 3,50 € (Étudiants, chômeurs, moins de 16 ans)
Carte abonnement 10 places: 50 €.
Tarif réduit : 3,50 € (Étudiants, chômeurs, moins de 16 ans)
Carte abonnement 10 places: 50 €.
Modes Paiement
Chèque, EspècesGratuit
NonComplement
Plein tarif : 5,50€Tarif réduit : 3,50 € (Étudiants, chômeurs, moins de 16 ans)
Carte abonnement 10 places: 50 €
Mardi 9 décembre 2025 à partir de 20h30.









