Le 12 nov.
→ Veynes
· Quai des arts, 2 avenue des Martyrs
Partis du Nord-Ouest de l'Inde il y a près de mille ans, les Gitans ont sillonné les routes d'Europe, d'Égypte, d'Afrique du Nord… Le film retrace leur longue route musicale et met en valeur, l'extraordinaire variété des chants et danses du peuple rom.
Bonjour à vous, spectateurs de Ciné mon Mardi, fidèles ou occasionnels, cinéphiles chevronnés ou amateurs avertis d'un cinéma de qualité,
Affublé depuis des siècles de la caricature du voleur de poules ou de la belle gitane diseuse de bonne aventure, le peuple rom doit beaucoup à Tony Gatlif. Né en Algérie en 1948 d'un père kabyle et d'une mère gitane, le réalisateur n'a jamais cessé de vouloir montrer la communauté rom pour ce qu'elle est. Dans des fictions comme Gadjo Dilo, un film largement salué par la critique et le public comme une œuvre poétique et profondément humaine, récompensé par un Léopard d'argent et d'autres prix à Locarno. Mais aussi dans cette fresque musicale émouvante entre documentaire et fiction : Latcho Drom.
Tony Gatlif : « Latcho Drom retrace la route historique des Gitans de l'Inde jusqu'en Espagne. Depuis des siècles, ils ont été maudits, chassés, condamnés à errer pour la vie. C'est la musique qui le dit. Seule la musique a conservé la mémoire des origines », explique t-il à la sortie du film. « Quand la musique gitane parle, mon sang aussi. Je suis partagé entre une envie de pleurer, ou de me lever et de danser. » *
Tony Gatlif a quitté ce monde le 4 septembre dernier. Il travaillait sur son 25 ou 26e film, qu'on ne pourra pas voir. Latcho drom !
PSM
* D'après un entretien cité par le CNC
Pour commencer
Partis du Nord-Ouest de l'Inde il y a près de mille ans, les Gitans ont sillonné les routes d'Europe, d'Égypte, d'Afrique du Nord… Le film retrace leur longue route musicale historique et met en valeur, à travers huit pays, l'extraordinaire variété des chants et danses du peuple rom.
Allons plus loin
Chez les Gitans, Latcho drom signifie « bonne route ! ». Parce qu'il y a toujours une route dans les films de Tony Gatlif. Une route qui ne mène nulle part. Pour aller, simplement. Pour aller, ici, en musique. Or si la musique est une fête, c'est aussi une culture. Dans ce film, ni fiction ni documentaire, devenu un classique, le cinéaste Tony Gatlif met en scène un itinéraire fantasmé autant que poétique, fusionnant, dans un même geste, passé et présent des Roms.
D'une grande fluidité dans le montage, le film nous emmène tour à tour en Inde, en Égypte, en Turquie, en Roumanie, en Hongrie, en Slovaquie, en France et en Espagne. Un périple longuement mûri, que le cinéaste a effectué avec une équipe réduite et un matériel lourd, car il tenait à soigner l'image et le son pour magnifier chaque séquence chantée
« Chacune des séquences de Latcho Drom est menée à son terme, chaque chanson épuise sa musique avant de s'éteindre. Il faut, pour se faire à ce rythme, qui n'a rien de didactique et qui va d'autre part à l'encontre de la culture clip, un peu de volonté, un peu d'effort. En échange, on découvre des visages, des attitudes et des gestes qui sont ceux de la musique en train de naître. La joie d'un guitariste et d'un violoniste en fin de banquet, la jubilation d'un chanteur indien qui vocalise avec une extraordinaire liberté. »
(Thomas Sotinel, Le Monde, 6 novembre 1993)
Véritable symphonie, portée d'un bout à l'autre par des compositions d'une grande diversité – des envoûtantes mélopées orientales aux palmas du flamenco, en passant par le swing manouche –, Latcho Drom se refuse à tout misérabilisme et exalte la force de vie d'un peuple qui a su résister à tant de persécutions. Un film chanté, aussi léger que grave sur leur liberté, leur courage, qui permit aux guitares manouches de jouer sur les marches du Festival de Cannes. Près de trois décennies plus tard, cette fresque continue d'emporter le spectateur et de lui transmettre une irrésistible envie de danser, d'aimer les autres et le cinéma.
Le cinéaste
Né en 1948 d'un père kabyle et d'une mère gitane d'origine andalouse, Tony Gatlif grandit avec pour seule école les films qu'un instituteur vient projeter aux enfants de son bidonville algérois : « Un jour, mon maître s'est procuré un projecteur 16 mm et des films arrivés de France dans des boîtes en carton, se souvient Tony Gatlif. On pensait que c'était de la magie. » Il découvre ainsi quelques bribes de l'histoire de France. À douze ans, il s'enfuit pour échapper au mariage, embarque pour Marseille, puis Paris. De maisons de redressement en centres de correction, il finit par entrevoir son avenir grâce au théâtre et passe ensuite derrière la caméra. Il réalise tout d'abord des films sur la guerre d'Algérie, mais trouve ses marques en tournant, dès 1981, une série de films rendant hommage à ses racines gitanes, réalisant notamment le très connu Gadjo Dilo, début d'une longue collaboration entre Romain Duris et le cinéaste.
L'équipe de Ciné mon Mardi, d'après le CNC, Télérama, Tënk, Radio France et le Festival Lumière.
*Si le site de la Mairie ne fonctionne pas, faites votre réservation par mail.
cine.veynes@orange.fr
Vous recevrez une confirmation.
Affublé depuis des siècles de la caricature du voleur de poules ou de la belle gitane diseuse de bonne aventure, le peuple rom doit beaucoup à Tony Gatlif. Né en Algérie en 1948 d'un père kabyle et d'une mère gitane, le réalisateur n'a jamais cessé de vouloir montrer la communauté rom pour ce qu'elle est. Dans des fictions comme Gadjo Dilo, un film largement salué par la critique et le public comme une œuvre poétique et profondément humaine, récompensé par un Léopard d'argent et d'autres prix à Locarno. Mais aussi dans cette fresque musicale émouvante entre documentaire et fiction : Latcho Drom.
Tony Gatlif : « Latcho Drom retrace la route historique des Gitans de l'Inde jusqu'en Espagne. Depuis des siècles, ils ont été maudits, chassés, condamnés à errer pour la vie. C'est la musique qui le dit. Seule la musique a conservé la mémoire des origines », explique t-il à la sortie du film. « Quand la musique gitane parle, mon sang aussi. Je suis partagé entre une envie de pleurer, ou de me lever et de danser. » *
Tony Gatlif a quitté ce monde le 4 septembre dernier. Il travaillait sur son 25 ou 26e film, qu'on ne pourra pas voir. Latcho drom !
PSM
* D'après un entretien cité par le CNC
Pour commencer
Partis du Nord-Ouest de l'Inde il y a près de mille ans, les Gitans ont sillonné les routes d'Europe, d'Égypte, d'Afrique du Nord… Le film retrace leur longue route musicale historique et met en valeur, à travers huit pays, l'extraordinaire variété des chants et danses du peuple rom.
Allons plus loin
Chez les Gitans, Latcho drom signifie « bonne route ! ». Parce qu'il y a toujours une route dans les films de Tony Gatlif. Une route qui ne mène nulle part. Pour aller, simplement. Pour aller, ici, en musique. Or si la musique est une fête, c'est aussi une culture. Dans ce film, ni fiction ni documentaire, devenu un classique, le cinéaste Tony Gatlif met en scène un itinéraire fantasmé autant que poétique, fusionnant, dans un même geste, passé et présent des Roms.
D'une grande fluidité dans le montage, le film nous emmène tour à tour en Inde, en Égypte, en Turquie, en Roumanie, en Hongrie, en Slovaquie, en France et en Espagne. Un périple longuement mûri, que le cinéaste a effectué avec une équipe réduite et un matériel lourd, car il tenait à soigner l'image et le son pour magnifier chaque séquence chantée
« Chacune des séquences de Latcho Drom est menée à son terme, chaque chanson épuise sa musique avant de s'éteindre. Il faut, pour se faire à ce rythme, qui n'a rien de didactique et qui va d'autre part à l'encontre de la culture clip, un peu de volonté, un peu d'effort. En échange, on découvre des visages, des attitudes et des gestes qui sont ceux de la musique en train de naître. La joie d'un guitariste et d'un violoniste en fin de banquet, la jubilation d'un chanteur indien qui vocalise avec une extraordinaire liberté. »
(Thomas Sotinel, Le Monde, 6 novembre 1993)
Véritable symphonie, portée d'un bout à l'autre par des compositions d'une grande diversité – des envoûtantes mélopées orientales aux palmas du flamenco, en passant par le swing manouche –, Latcho Drom se refuse à tout misérabilisme et exalte la force de vie d'un peuple qui a su résister à tant de persécutions. Un film chanté, aussi léger que grave sur leur liberté, leur courage, qui permit aux guitares manouches de jouer sur les marches du Festival de Cannes. Près de trois décennies plus tard, cette fresque continue d'emporter le spectateur et de lui transmettre une irrésistible envie de danser, d'aimer les autres et le cinéma.
Le cinéaste
Né en 1948 d'un père kabyle et d'une mère gitane d'origine andalouse, Tony Gatlif grandit avec pour seule école les films qu'un instituteur vient projeter aux enfants de son bidonville algérois : « Un jour, mon maître s'est procuré un projecteur 16 mm et des films arrivés de France dans des boîtes en carton, se souvient Tony Gatlif. On pensait que c'était de la magie. » Il découvre ainsi quelques bribes de l'histoire de France. À douze ans, il s'enfuit pour échapper au mariage, embarque pour Marseille, puis Paris. De maisons de redressement en centres de correction, il finit par entrevoir son avenir grâce au théâtre et passe ensuite derrière la caméra. Il réalise tout d'abord des films sur la guerre d'Algérie, mais trouve ses marques en tournant, dès 1981, une série de films rendant hommage à ses racines gitanes, réalisant notamment le très connu Gadjo Dilo, début d'une longue collaboration entre Romain Duris et le cinéaste.
L'équipe de Ciné mon Mardi, d'après le CNC, Télérama, Tënk, Radio France et le Festival Lumière.
*Si le site de la Mairie ne fonctionne pas, faites votre réservation par mail.
cine.veynes@orange.fr
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Plein tarif : 5 €
Tarif réduit : 3,50 € (étudiants, chômeurs, moins de 16 ans)
Cotisation annuelle à l'association Ciné mon Mardi : montant libre et conscient, à partir de 10€
Tarif réduit : 3,50 € (étudiants, chômeurs, moins de 16 ans)
Cotisation annuelle à l'association Ciné mon Mardi : montant libre et conscient, à partir de 10€
Gratuit
Non
Jeudi 12 novembre 2026 à partir de 20h30.









