Le 12 mai
→ Veynes
· Quai des arts, 2 avenue des Martyrs
Ce film de Pedro Pinho explore une ville africaine fictive, née d'une écriture collaborative unique brisant les schémas narratifs classiques.. Un film politique, coopératif et immersif.
Échange avec Pedro José-Marcellino, collaborateur du réalisateur.
Bonjour à vous, spectateurs de Ciné mon Mardi, fidèles ou occasionnels, cinéphiles chevronnés ou amateurs avertis d'un cinéma de qualité,
La ville d'Afrique de l'ouest montrée dans Le rire et le couteau n'a pas de nom. Elle est fictive : le reflet d'une écriture collaborative confiée à une dizaine de personnes dont la diversité de points de vue sort le film des schémas narratifs classiques. Tourné sur plusieurs continents, le film de Pedro Pinho est politique et coopératif jusque dans l'implication des équipes techniques locales qui ont quelquefois travaillé dans des conditions éprouvantes. Immersion, authenticité et puissance sensorielle sont au rendez-vous.
La séance sera enrichie par la présence de Pedro José-Marcellino, professionnel du cinéma à l'international et proche collaborateur de Pedro Pinho.
PSM
ATTENTION À L'HORAIRE ! (Le film dure 3h30)
Pour commencer
Ingénieur portugais, Sérgio se rend en Guinée-Bissau pour évaluer l'impact environnemental et social de la construction d'une route forestière. Il se lie à deux habitants de la ville, Diara et Gui, dans une relation intime mais déséquilibrée. Il apprend bientôt qu'un ingénieur italien, affecté à la même mission que lui quelques mois auparavant, a mystérieusement disparu...
Allons plus loin
Si Sérgio est bourré de bonne volonté, tout en lui le désigne comme un corps étranger au tissu vivant d'un pays, ex-colonie portugaise, qu'il prétend évaluer. Sa peau ne résiste ni au soleil ni aux fièvres, ses compétences ne suffisent à légitimer sa présence, ses réflexes culturels incarnent malgré lui une posture occidentale encore empreinte de colonialisme.
Sérgio rencontre des paysans qui perçoivent cette nouvelle route comme une menace ou une chance, des ouvriers, étrangers expatriés qui attendent la reprise du chantier entre ennui et violence, une bourgeoisie locale qui ne voit pas au nom de quels principes elle se priverait, et des humanitaires dont la bonne volonté ne peut rien contre l'histoire qui les a précédés.
L'ingénieur (Sérgio Coragem) va se lier à une communauté queer, partagée entre attirance et méfiance, dont le flamboyant Gui (Jonathan Guilherme) et la combative Diára (Cleo Diára) n'hésiteront pas à lui dire combien il leur apparaît comme un agent du capitalisme occidental derrière ses airs de bienveillance et de charité. Tout l'intérêt provient justement du fait que Sérgio semble accepter la critique, au point que les remises en question vont le transformer et produire des relations très intimes.
Les mots du réalisateur
Pedro Pinho : « Le film est né de la nécessité de penser l'Europe dans son rapport au monde. Au fil des années, à travers plusieurs voyages et séjours prolongés en Afrique de l'Ouest, je me suis trouvé de plus en plus contraint de confronter la dissonance entre l'imaginaire européen et les conséquences historiques, politiques et symboliques de sa présence ailleurs. [...] Le film est apparu comme un moyen de se poser face à ces questions. Pas nécessairement pour les résoudre, mais pour les aborder et en discuter sous une forme cinématographique. […] Il y a des scènes d'amour, de tendresse, des moments dans le film où l'on a la sensation qu'il est possible d'avoir une sorte de rédemption. »
Le Rire et le couteau est une satire mordante et rafraîchissante de l'ethnocentrisme européen, assortie à un art de l'esquisse et de la déambulation. Les trois heures et demie, qui passent comme un éclair, permettent un récit ample qui démultiplie les espaces et installe l'idée que la vie des acteurs bissau-guinéens préexiste au récit qui les encadre.
PSM
D'après Débordements, Le Festival de Cannes, France Culture, Trois couleurs et Abus de Ciné.
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Association Ciné mon Mardi
Désormais constituée en association, Ciné mon Mardi vous propose toujours des films d'auteurs, fictions et documentaires, choisis dans le patrimoine ou l'actualité du Septième Art, des ciné-débats et autres occasions de cinéphilie.
Nous tiendrons notre première assemblée générale courant 2026 et ce sera une occasion de mieux nous rencontrer. D'ici là, nous privilégions l'objectif, avec votre aide, d'inviter plus fréquemment des professionnels, critiques ou théoriciens du cinéma, aussi bien que des experts d'une thématique liée à un film.
À cette fin, nous vous invitons à apporter votre soutien en devenant membres de Ciné mon Mardi. La cotisation pour l'année 2026 est à montant lbre et conscient à partir de 10€. L'adhésion pourra se faire bientôt en ligne mais vous pouvez d'ores et déjà adhérer en prenant contact lors des projections ou en écrivant à
cinemonmardi@gmail.com
La ville d'Afrique de l'ouest montrée dans Le rire et le couteau n'a pas de nom. Elle est fictive : le reflet d'une écriture collaborative confiée à une dizaine de personnes dont la diversité de points de vue sort le film des schémas narratifs classiques. Tourné sur plusieurs continents, le film de Pedro Pinho est politique et coopératif jusque dans l'implication des équipes techniques locales qui ont quelquefois travaillé dans des conditions éprouvantes. Immersion, authenticité et puissance sensorielle sont au rendez-vous.
La séance sera enrichie par la présence de Pedro José-Marcellino, professionnel du cinéma à l'international et proche collaborateur de Pedro Pinho.
PSM
ATTENTION À L'HORAIRE ! (Le film dure 3h30)
Pour commencer
Ingénieur portugais, Sérgio se rend en Guinée-Bissau pour évaluer l'impact environnemental et social de la construction d'une route forestière. Il se lie à deux habitants de la ville, Diara et Gui, dans une relation intime mais déséquilibrée. Il apprend bientôt qu'un ingénieur italien, affecté à la même mission que lui quelques mois auparavant, a mystérieusement disparu...
Allons plus loin
Si Sérgio est bourré de bonne volonté, tout en lui le désigne comme un corps étranger au tissu vivant d'un pays, ex-colonie portugaise, qu'il prétend évaluer. Sa peau ne résiste ni au soleil ni aux fièvres, ses compétences ne suffisent à légitimer sa présence, ses réflexes culturels incarnent malgré lui une posture occidentale encore empreinte de colonialisme.
Sérgio rencontre des paysans qui perçoivent cette nouvelle route comme une menace ou une chance, des ouvriers, étrangers expatriés qui attendent la reprise du chantier entre ennui et violence, une bourgeoisie locale qui ne voit pas au nom de quels principes elle se priverait, et des humanitaires dont la bonne volonté ne peut rien contre l'histoire qui les a précédés.
L'ingénieur (Sérgio Coragem) va se lier à une communauté queer, partagée entre attirance et méfiance, dont le flamboyant Gui (Jonathan Guilherme) et la combative Diára (Cleo Diára) n'hésiteront pas à lui dire combien il leur apparaît comme un agent du capitalisme occidental derrière ses airs de bienveillance et de charité. Tout l'intérêt provient justement du fait que Sérgio semble accepter la critique, au point que les remises en question vont le transformer et produire des relations très intimes.
Les mots du réalisateur
Pedro Pinho : « Le film est né de la nécessité de penser l'Europe dans son rapport au monde. Au fil des années, à travers plusieurs voyages et séjours prolongés en Afrique de l'Ouest, je me suis trouvé de plus en plus contraint de confronter la dissonance entre l'imaginaire européen et les conséquences historiques, politiques et symboliques de sa présence ailleurs. [...] Le film est apparu comme un moyen de se poser face à ces questions. Pas nécessairement pour les résoudre, mais pour les aborder et en discuter sous une forme cinématographique. […] Il y a des scènes d'amour, de tendresse, des moments dans le film où l'on a la sensation qu'il est possible d'avoir une sorte de rédemption. »
Le Rire et le couteau est une satire mordante et rafraîchissante de l'ethnocentrisme européen, assortie à un art de l'esquisse et de la déambulation. Les trois heures et demie, qui passent comme un éclair, permettent un récit ample qui démultiplie les espaces et installe l'idée que la vie des acteurs bissau-guinéens préexiste au récit qui les encadre.
PSM
D'après Débordements, Le Festival de Cannes, France Culture, Trois couleurs et Abus de Ciné.
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Association Ciné mon Mardi
Désormais constituée en association, Ciné mon Mardi vous propose toujours des films d'auteurs, fictions et documentaires, choisis dans le patrimoine ou l'actualité du Septième Art, des ciné-débats et autres occasions de cinéphilie.
Nous tiendrons notre première assemblée générale courant 2026 et ce sera une occasion de mieux nous rencontrer. D'ici là, nous privilégions l'objectif, avec votre aide, d'inviter plus fréquemment des professionnels, critiques ou théoriciens du cinéma, aussi bien que des experts d'une thématique liée à un film.
À cette fin, nous vous invitons à apporter votre soutien en devenant membres de Ciné mon Mardi. La cotisation pour l'année 2026 est à montant lbre et conscient à partir de 10€. L'adhésion pourra se faire bientôt en ligne mais vous pouvez d'ores et déjà adhérer en prenant contact lors des projections ou en écrivant à
cinemonmardi@gmail.com
Plein tarif : 5.50€
Réduit : 3.50€ (-18 ans, chômeurs, étudiants, +70 ans, personnes handicapées)
Carte de 10 places : 50.00€
Adhésion à l'association pour l'année: 10€
Réduit : 3.50€ (-18 ans, chômeurs, étudiants, +70 ans, personnes handicapées)
Carte de 10 places : 50.00€
Adhésion à l'association pour l'année: 10€
Gratuit
Non
Mardi 12 mai 2026 à partir de 20h.
Le film dure 3h30
Le film dure 3h30



